mardi 9 octobre 2007

Ranbir Kapoor portera-t-il la burqa dans Saawariya?

A un mois, jour pour jour, de la sortie de Saawariya, la tension doit aller crescendo chez le metteur en scène, Sanjay Leela Bhansali, mais surtout chez les deux interprètes débutants du film, Sonam Kapoor et Ranbir Kapoor, pour qui ce premier film a valeur de coup d‘essai. L’avenir de ces jeunes gens se joue littéralement sur Saawariya tant les attentes du public et de la critique semblent être immenses.

Pour oublier un peu cette pression, je propose cette question d’aspect fantaisiste mais qui peut, en définitive, indiquer l’évolution du cinéma indien dans sa représentation de la minorité musulmane de l’Inde.

On sait, en effet, selon les premières indiscrétions sur l’histoire du film, que Saawariya raconte l’histoire d’amour d’un Hindou et d’une Musulmane. Or, cette configuration n’est pas nouvelle. Si l’on se penche sur l’histoire récente du cinéma hindi, on peut citer quelques cas similaires: Bombay, Dil Se, Veer-Zaara, etc.


Bollywood a rarement été juste avec les personnages musulmans. Ils sont souvent simplifiés, quand ils ne deviennent pas des clichés ou des caricatures. Toutefois, les spectateurs musulmans sont, la plupart du temps, les premiers à rire des scènes où ils sont tournés en dérision, preuve qu’ils ne sont pas si violents qu’on veut bien le faire croire.

On se souvient que par le passé, de nombreux personnages masculins ont étés obligés de se couvrir de la burqa islamique pour pouvoir rencontrer secrètement leurs dulcinées. Dans Mera Faisla, par exemple, une séquence chantée hilarante montre un Sanjay Dutt en burqa démasqué par une bande de filles dans un vestiaire. Plus récemment, Khushi comporte une scène dans laquelle un personnage secondaire, ami de Fardeen Khan, s’habille en burqa pour aller chez sa petite amie qui est la fille d’un chef de la mafia.

Même Rishi Kapoor [le père de Ranbir Kapoor] s’est prêté à ce genre de facéties. Il a interprété des personnages de musulmans plus d’une fois. On se souvient surtout de sa prestation dans Amar Akbar Anthony où il était accompagné de Neetu Singh [son épouse à la ville]. Mais c’est dans Rafoo Chakkar, un remake de Certains l’Aiment Chaud, qu’il revêt la burqa pour séduire Neetu Singh.

Alors, Ranbir Kapoor portera-t-il ou non la burqa dans son premier film? La réponse dépendra de la volonté de Sanjay Leela Bhansali de rendre hommage à ces films que nous venons d’évoquer, et de faire un clin d’œ il à Rishi Kapoor. Peut-être, qu’au contraire, le metteur en scène inventera-t-il un nouveau gimmick, une nouvelle façon de faire de l’humour avec des personnages musulmans.

Will Ranbir Kapoor wear a burqa in Saawariya?

As the release date of Saawariya is approaching, we can easily imagine the tension its director, Sanjay Leela Bhansali, and its main actors, the newcomers Sonam Kapoor and Ranbir Kapoor, are going through.

To keep this stress away, we would like to ask this simple question that may seem a joke but which has a deep meaning with regards to the history of Muslim representation in Indian movies.

Very often, Bollywood has shown its uneasiness in depicting Muslim characters. Directors usually tend to oversimplify the reality of this community. But moviemakers of the 1970s had a more healthy approach to the question, since they preferred to address this issue through humour. And most of the time, Muslim spectators are the first ones to laugh at their own expense which is a sign of tolerance, and, most of all, of humour.

In this context, a scene that has been depicted time and again in Hindi movies is the one where the hero has to disguise himself by wearing a burqa in order to be able to meet his Laila. In Mera Faisla, Sanjay Dutt wears this Muslim feminine costume in a very funny song sequence taking place in a girls’ changing-room-cum-bathroom. Much recently, in Khushi, Fardeen Khan’s friend uses this disguise to enter the house of his college sweetheart, who happens to be the daughter of a mafia don.

Even Rishi Kapoor has played a number of Muslim characters entangled in those comic situations. In Rafoo Chakkar, one can see him clad in a burqa, romancing Neetu Singh.

So, will Ranbir wear a burqa in Saawariya? We will have to wait in order to see if Sanjay Leela Bhansali pays an homage to Hindi movies of the golden era, and also to Rishi Kapoor, or if he prefers to be innovative in the depiction of Muslims in movies.

lundi 8 octobre 2007

Anil Kapoor ému par Sonam Kapoor

Nous parlions l’autre jour de la première interview de Sonam Kapoor et nous avions alors laissé de côté la partie où Anil Kapoor s’exprimait. Nous y revenons aujourd’hui. On retrouve l’acteur dans un nouveau registre. En effet, alors qu’il s’est toujours exprimé sur sa carrière, il s’exprime cette fois-ci sur sa fille Sonam Kapoor en présence de celle-ci, et la teneur de ses propos laisse parfaitement entendre son émotion.

« Sonam ne me ressemble pas et elle ne ressemble pas non plus à Sunita [l’épouse d’Anil]! Elle est belle. Mais son sourire est comme le mien. Je trouve formidable qu’elle ne ressemble à personne et qu’elle ait son propre visage. Ma plus jeune fille Rhea est la seule de la famille à me ressembler », déclare Anil Kapoor.

« J’ai vu des extraits du film [Saawariya] et c’est spectaculaire. La présentation de Sanjay Leela Bhansali est d’une classe internationale, véritablement magique […]. Aucun soirée de première d’un de mes films ne m’a jamais procurée autant de joie. C’est un début de rêve pour un acteur. »

« Sonam me surprend par tout ce qu’elle fait …, agréablement d’ailleurs. Comme par exemple, elle n’aime pas se couper les cheveux, ce qui lui donne un charme d’un ancien temps. Elle a ses propres opinions. Travailler dans le cinéma est une décision qu’elle a prise elle-même. Je l’avais prévenue que cela allait être un périple difficile, et la voilà. »

samedi 6 octobre 2007

Rani Mukherjee: une intime de Ranbir et de Sonam Kapoor

« C’est une sorte de bénédiction pour Ranbir et Sonam Kapoor d’être lancé dans le cinéma par Sanjay Leela Bhansali, non seulement parce que c’est un cinéaste de grand talent, mais surtout parce qu’il consacre beaucoup de son temps à former ses artistes et à les aider à perfectionner leur art dramatique. Il est vraiment spécial. Ranbir et Sonam sont chanceux de faire leurs débuts sous sa direction. »

« Travailler avec Ranbir et Sonam en tant qu’acteurs a été différent pour moi, parce que je les connaissais depuis bien avant. J’ai vu Sonam et Ranbir se former devant mes yeux lorsqu’ils étaient assistants de Sanjay Leela Bhansali sur le tournage de Black […]. Je ressens une immense fierté et je suis très heureuse. »

« Je pense qu’ils vont créer l’événement. Si je dois dire quelque chose à propos de Ranbir, c’est qu’il va avoir de nombreuses groupies. Il possède des aspects de la personnalité de Neetu Singh-Kapoor et de Rishi Kapoor [ses parents] et je pense que cela représente une qualité qui va le rendre très agréable à regarder. Lorsqu’il va apparaître à l’écran, les gens vont se demander s’il sera capable de perpétuer la magie des danses de Rishi et Neetu. Ranbir possède un style de danse à la fois plaisant, spécial et unique. Sonam est très belle et je pense qu’elle a héritée des qualités d’Anil et de Sunita Kapoor [ses parents à elle]. Elle est devenue une si jolie fille. Elle va avoir un nombre impressionnant d’admirateurs. Tous les deux vont devenir les plus grandes stars du cinéma indien. »

« Lorsque je jouais dans Black, Ranbir et Sonam étaient derrière la caméra, et, maintenant, ils sont des acteurs, maquillés et costumés. Mais ils sont restés les mêmes. Ils étaient nerveux au moment de faire face à la caméra, et ils étaient crispés même avec moi. Alors j’essayais de plaisanter avec eux, de les mettre à l’aise. Mais comme ils ont un guide si affirmé en la personne de Sanjay Leela Bhansali, ils n’ont besoin de rien d’autre. »

« Salman Khan et moi sommes dans le film parce que Sanjay Leela Bhansali le souhaitait. Nous aimons Sanjay. Mais je pense que Ranbir et Sonam vont nous faire de l’ombre, à Salman et à moi, dans Saawariya. »

jeudi 4 octobre 2007

Pas de retraite anticipée pour Anil Kapoor

Beaucoup de spécialistes de Bollywood se demandent sérieusement si l’avènement de Sonam Kapoor ne va pas signer la fin de la carrière de son père. Lorsqu’on demande à Sonam si son père, Anil Kapoor, devra dorénavant ne jouer que des rôles de pères, elle est catégorique. Elle pense que son père « sera toujours Lakhan (le personnage qu’il a interprété dans le film Ram Lakhan) et il sera toujours une tête d’affiche. »

Elle remarque qu’Anil a plus d’endurance qu’elle: « Il a plus d’énergie que moi. Je n’ai que la vingtaine. Mais il fait du sport deux heures de plus que moi chaque matin. »

Il ya quelques mois, Anil Kapoor était très confiant et annonçait avec son humour typique: « En ce qui me concerne, je vais continuer à m’éclater toute ma vie! Je suis sûr que je serais encore en train de travailler bien longtemps après que Sonam ait prit sa retraite! »

Par ailleurs, Anil a formulé le souhait de travailler avec Sonam: « J’adorerais jouer le rôle du père de ma fille, Sonam, dans un film. » Espérons qu’ils en aient le temps avant l’âge de la retraite.

mercredi 3 octobre 2007

Les secrets de Sonam Kapoor

Sonam Kapoor est finalement sortie de la réserve voulue par le réalisateur Sanjay Leela Bhansali, et elle a donnée sa première interview à la presse. Il s’agit d’un entretien conjoint avec son père, Anil Kapoor. Nous présentons aujourd’hui la partie consacrée à Sonam, et nous aurons peut-être l’occasion de revenir sur ce qu’Anil Kapoor a dit de sa fille une autre fois.

Sonam Kapoor, qui croit au Karma (philosophie selon laquelle on sera récompensé pour le bien que l’on fait et puni pour le mal dont on se rend coupable) et aux vies antérieures, se livre à cœur ouvert.


Sonam Kapoor, à propos de son premier jour de tournage: « J’étais très excitée et nerveuse en même temps lors de la première scène du tournage à Karjat. Tout semblait familier et je me sentais à l’aise face à la caméra. L’ironie a voulue que je sois complètement maquillée pour jouer une scène alors que je suis en arrière-plan, descendant d’un pont! »

Sur ses parents: « Papa me traite comme un fils et maman comme une fille, donc tout va bien[…]. Je pense que je ressemble à ma mère. Mais j’ai hérité du sourire et du nez de mon père et nos personnalités se ressemblent aussi. Je suis admirative d’Anil Kapoor, l’acteur. J’adorerais travailler avec lui un jour. »

Sur la soirée de présentation de la musique de Saawariya: « On a vraiment eu une grande soirée de lancement. Travailler avec Sir (Sanjay Leela Bhansali), en tant qu’assistante sur le film Black, m’a permis de comprendre que malgré toutes ses excentricités, il m’aime à mort. C’est comme à l’école, lorsque votre prof préféré vous fait des misères juste pour vous permettre de donner le meilleur de vous-même. »

A propos de Ranbir Kapoor: « Ranbir est un de mes meilleurs amis depuis que l’âge de sept ans. Nous avons des vidéos qui nous montrent en train de danser ensemble! Lorsque nous regardons Saawariya, nous regardons l’autre sur l’écran, pas nous-mêmes. Et nous finissons par nous dire: « Oh, mon Dieu! Tu es surprenant ». »

Sur la profession d‘actrice: « J’adore le métier de comédienne. Vous pouvez être mille personnages différents auxquels vous apportez votre propre personnalité, et j’aime cet aspect. J’ai l’impression d’être une petite fille de cinq ans qui garde son secret pour elle. »

mardi 2 octobre 2007

L’équipe de Saawariya à la télévision

La promo de Saawariya continue avec l’apparition de l’équipe du film dans l’émission de télé-réalité ‘Amul Star Voice of India’. Samedi dernier, Sonam Kapoor et Ranbir Kapoor sont apparus pour la première à la télévision en tant qu’invités d’honneur d’une émission qui a pour but de sélectionner de nouveaux talents de la chanson. Les jeunes gens ont chantés et dansés avec les concurrents sur scène.
Les deux jeunes acteurs étaient accompagnés pour l’occasion de leur mentor, Sanjay Leela Bhansali. Celui-ci s’est particulièrement impliqué dans l’apparence de ses protégés, veillant à leur prodiguer moult conseils sur leur façon de s’exprimer et de danser. Il a veillé surtout à ce qu’ils soient élégants. Leurs vêtements traditionnels n’a fait qu’ajouter à la classe et à la distinction de Ranbir et de Sonam.
(Regardez la vidéo de l’émission).