lundi 22 octobre 2007

Sonam Kapoor veut jouer dans un film du Sud

Peu de gens savent qu’avant de devenir une vedette du cinéma de langue Hindi, le Bollywood comme on l’appelle communément, Anil Kapoor a été la tête d’affiche d’un film en Kannada (dialecte parlé dans l’Etat du Karnataka). Ce film intitulé Pallavi Anu Pallavi, mis en scène par l’immense réalisateur Mani Ratnam (l’auteur des récents Yuva et Guru), fut un immense succès à l’époque.


Sonam Kapoor a récemment lancé un appel afin de tourner dans un film en langue Kannada dans le futur. Il est très rare que les comédiennes de Bollywood ait ce plan de carrière dès leurs débuts à l’écran; en général, cela vient plutôt lorsque les grands producteurs de Mumbai ne font plus appel à elles. Alors, Sonam a-t-elle un véritable coup de cœur pour un cinéma régional qui a autrefois donné sa chance à son père, Anil Kapoor, ou souhaite-t-elle, tout simplement, être une actrice indienne avec le registre linguistique le plus étendu? Une artiste qui ne se refuse rien, ça nous change de toutes les starlettes prétentieuses qui, avant même le tournage de leur film, crient haut et fort qu’elles veulent travailler pour Yash Chopra, Sanjay Leela Bhansali, Karan Johar, Ashutosh Gowariker, Rakeysh Omprakash Mehra ou Farhan Akhtar. Un peu de modestie, mesdemoiselles!

dimanche 21 octobre 2007

Salman Khan vole au secours de Sonam Kapoor

La semaine dernière, les acteurs du film Saawariya étaient les invités d’une soirée en l’honneur des joueurs des équipes nationales indienne et australienne de cricket. Les acteurs devaient, pour l’occasion, interviewer les stars sportives.

Exercice difficile pour Sonam Kapoor, qui s’est brûlée les doigts en voulant jouer à la journaliste de la presse people. Elle a été trop curieuse en demandant au joueur Yuvraj Singh: « Vous êtes le seul joueur de cricket à figurer dans les pages people des journaux, toujours accompagné des plus belles filles. Alors, avec qui êtes vous ce soir? »

Yuvi, c’est le surnom donné à Yuvraj Singh, ne tarda pas à lui renvoyer la balle, comme cela se fait dans son sport favori. Il répondit à la jeune fille, du tac au tac: « Que faites-vous ce soir, Sonam? »


Sonam fut choquée. Elle ne s’attendait pas à une réponse aussi suggestive. D’ailleurs, l’assistance fut également saisie par la provocation de Yuvi. Le silence s’abattit sur le café où l’événement avait lieu. Tout le monde attendait la réponse de Sonam. La pauvre fille ne savait vraiment pas quoi répondre.

C’est alors que Salman Khan, qui joue un rôle-clé dans Saawariya, vola, tel un chavalier, au secours de la jeune fille. Il se saisit du micro et lança: « Yuvraj, Sonam sort avec moi ce soir », dénouant la situation en provoquant les rires de l’assistance.

Espérons que Sonam soit plus prudente la prochaine fois. Elle retiendra peut-être une leçon de cet incident malheureux: certains hommes, comme Yuvraj, ne sont guère fair-play et il ne faut pas croire que tous les hommes ont un comportement de gentleman comme Salman Khan.

vendredi 19 octobre 2007

Jeux d’adolescents

La journaliste Piali Banerjee a récemment eue l’occasion de rencontrer les deux jeunes acteurs de Saawariya. Nous avons traduits son papier pour vous.

***
Les adolescents de Saawariya s’amusent sans aucune inhibition. Voici Ranbir et Sonam sans retenue.


C’est un cadre parfait pour rencontrer deux jeunes gens prêts à s’enthousiasmer: la superbe chambre de Ranbir Kapoor, avec tous ses tiroirs ouverts, ses vêtements pendants hors des armoires, d’autres étendus sur le lit, des dossiers et des livres recouvrant la totalité de son bureau. La seule chose ayant fait l’objet d’un peu d’attention dans ce désordre est un poster géant de Saawariya, qui occupe une place d’honneur au centre de la chambre. Ranbir et Sonam Kapoor se vautrent là dans un état d’excitation intense. (Ils vont faire leurs débuts à l’écran ensemble dans le film de Sanjay Leela Bhansali, Saawariya, lors de la prochaine fête de Diwali).

Ils ont la vingtaine, et ne croient de toute évidence pas à la retenue. « Zut, j’ai donnée une interview à la télé dans laquelle j’ai dit que ma sœur croit que le soleil brille depuis mes parties inférieures », dit Sonam en riant. « Ils vont couper la séquence au montage, n’est-ce pas? ». Nous lui rétorquons que les chances sont faibles. Ce qui provoque des vagues de fous rires. « Au moins, je n’ai pas prononcé le mot _ _ _! »

Est-ce la pression ou la joie qui la fait parler ainsi? « Non. Ranbir a une tonne de pression sur ses épaules. Je n’ai pas autant de stress », répond-elle de bon cœur.

Mais elle aussi doit être à la hauteur, avec un père comme Anil Kapoor. « Je n’ai pas autant de choses à prouver que Ranbir. Lui doit faire face à toute la famille de Raj Kapoor », dit-elle avec insistance.

Ranbir, qui jusqu’à présent se contentait de regarder sa copine d’enfance devenue partenaire à l’écran, se réveille et demande indigné: « Hé! Pourquoi me mets tu autant la pression? »

Est-ce le genre de pression qui provoque des nuits blanches? « Non, nous dormons beaucoup », répond Sonam. Ranbir lui rétorque: « On va sous-entendre des choses terribles si on imprime ce que tu viens de dire. Il vaudrait mieux que tu reformules ta phrase. » On est d’accord avec lui. Mais Sonam est tellement prise par son fou rire qu’elle ne recompose pas sa phrase.


L’entente entre eux est évidente. Ranbir est l’incarnation de la raison et du calme. Sonam laisse exprimer ses pulsions et ses émotions. Ranbir écoute. Sonam parle. Ranbir réfléchit un millier de fois avant de jouer une scène, Sonam réagit sans se prendre la tête.

« Sonam est la reine de l’art dramatique, c’est la Meena Kumari d’aujourd’hui », déclare Ranbir, prenant une pose dramatique tout en souriant. « Tous les jours je me rendais sur le plateau en me demandant quel allait être le prochain épisode des facéties de Sonam. »

« Comment peux-tu être si cool et si maître de toi? », lui demande Sonam.

« Essaies de remettre les choses au lendemain au moment où tu dois réagir et tu y arriveras! », plaisante Ranbir. « Mais, ça va, j’aime ton honnêteté. » Il se tourne vers nous, et se rappelle de notre présence. « Elle est exactement comme elle est dans la vie, sans prétention. Elle est comme cela lorsqu’elle est toute seule, avec des amis proches, avec cent personnes autour d’elle et face aux médias. »

Pourquoi Ranbir n’essaie-t-il pas d’exprimer ses émotions, une fois pour toutes? Et quel meilleur sujet trouver pour le faire que Saawariya? « Oh! J’ai beaucoup d’affection pour Saawariya », déclare Ranbir. « Le jour où on a lancé la musique de Saawariya, j’ai perdu mes eaux. »

« Tu veux dire que tu as pleuré? », demande Sonam avec curiosité.

« Non, je veux dire que j’ai perdu mes eaux comme une femme enceinte pendant l’accouchement », répond-il, pince sans rire.

Sonam s’étrangle en riant à la tentative de Ranbir d’être dramatique. « N’écrivez pas cela, s’il-vous-plaît, n’écrivez pas cela », plaide-t-elle. « Il n’a rien dit. Je m’excuse pour lui. »

Faisons une deuxième tentative pour élever le niveau dramatique de l’entretien. Comment se sent-il, à présent que le tournage de Saawariya est achevé? « Je me sens comme un père qui donne sa fille en mariage », dit Ranbir. Sonam rit aux éclats. Il n’y a plus de doute possible. Ranbir est désespérément incapable de montrer une quelconque aptitude pour le drame ou les émotions, hors écran. Il devrait se contenter de rester calmement rationnel.
Ces jeunes gens ne sont pas autorisés à en dire trop sur le film. « C’est très bien ainsi. Sinon, Sonam vous aurait, sur le champ, raconté le scénario du début à la fin », dit Ranbir. « Demandez-lui son avis sur un livre, et elle vous racontera toute l’intrigue. Après, elle vous parlera d’un autre livre et vous en racontera toute l’histoire également. »
Alors, quel livre Sonam lit-elle en ce moment? « Je suis en train de lire Au Cœur du Royaume - Ma Vie en Arabie Saoudite (Inside The Kingdom: My Life in Saudi Arabia). C’est un livre sur Oussama Ben Laden, écrit par sa propre belle sœur, Carmen Ben Laden. Elle est une Irano-Suissesse qui a grandie à Genève et qui a épousée un frère de Ben Laden aux Etats-Unis. Elle s’est ensuite installée en Arabie Saoudite où elle a été sonnée par la soi-disant culture étouffante qui existe là-bas. Après cela, son mariage a échoué et elle s’est réfugiée en Suisse. Puis… »
« Vous voyez ce que je veux dire? » demande sournoisement Ranbir, en l’interrompant.
Contrairement à Sonam, est-ce qu’il trouve difficile de s’exprimer, spécialement pendant les entretiens avec les médias? « Oh! Je peux parler au sujet de la cuisine, presque autant que j’ai parlé ces derniers jours, depuis que nous avons commencés la promotion du film », dit-il.
Ranbir nous fait remarquer qu’il est étrange que deux personnes se retrouvent exactement au même endroit de leur vie - il parle de Sonam et de lui-même - avec les mêmes espoirs et les mêmes angoisses. Cette année, Diwali sera différent pour les deux jeunes gens, à cause de leurs débuts au cinéma. « Oui, c’est vrai », dit Sonam, qui finit par faire une nouvelle digression: « Hé! Ca va être la fête de mon frangin le 10, tu devrais venir », dit-elle à Ranbir.
« C’est vraiment pas le moment de m’inviter à une fête », lui répond Ranbir. « Tu es en train de donner une interview. »
L’enthousiasme des deux jeunes gens est fantastique. Mais, n’en déplaise à Dieu, qu’adviendra-t-il si Saawariya ne marchait pas? Pour la première fois, il y a un silence de mort et les deux acteurs se regardent.
Puis ils finissent par briser le silence. « Le film va marcher », dit Ranbir.
« Nous sommes jeunes et optimistes. Le film va marcher », dit Sonam.
Amen.

mercredi 17 octobre 2007

Ranbir et Sonam: des sentiments partagés

Lorsqu’on demande à Ranbir Kapoor s’il a apprécié sa collaboration avec Sonam Kapoor pendant le tournage de Saawariya, voici ce qu’il répond:


« Oh! Nous avons grandis ensemble. Nos familles sont amies depuis longtemps: tout d’abord nos grands-parents, puis nos parents et finalement elle et moi. Elle est une très bonne personne, et en plus de cela, c’est également une actrice extrêmement talentueuse. Elle est à cent pour cent dans ce qu‘elle fait. Si elle aime quelque chose, elle le dit; si elle ne l’apprécie pas, elle le dit. Tout est soit noir soit blanc pour elle, il n’y a pas de demie-mesure. Et, vous savez, nous sommes actuellement les deux seules personnes qui ressentons la même chose en même temps. Et le fait de partager la même nervosité, la même anxiété, et la même excitation a permis à notre amitié de se développer. Nous avons des attentes identiques et nous partageons beaucoup ensemble. Je pense donc que nous sommes des amis très proches et que notre relation s’est renforcée parce que nous avons tournés notre premier film ensemble. »

samedi 13 octobre 2007

Les produits dérivés de Saawariya

Les acteurs de Saawariya ont lancés le week-end dernier toute une série de produits dérivés du film. Les producteurs du prochain long-métrage de Sanjay Leela Bhansali se sont en effet engagés dans une grande opération marketing à l’américaine, ce qui nous surprend un peu de la part de ce réalisateur plutôt atypique dans le monde de Bollywood.

Les articles vendus sont très divers. Ils vont des vêtements siglés Saawariya, à des produits cosmétiques, en passant par du linge de maison et de toilette, des casquettes (peut-être verra-t-on prochainement le chanteur Himesh Reshammiya en porter une), des badges, des bracelets, des tasses à café et même des effets de papeterie scolaire.


Ces objets seront en vente dans plusieurs chaînes de grands magasins en Inde, en particulier chez Pantaloons et Big Bazaar. Les interprètes de Saawariya, Ranbir et Sonam Kapoor, se rendront dans plusieurs de ces magasins pour assurer la promotion couplée du film et de ses produits dérivés. Comme quoi, Bollywood est en train de dériver gravement vers les penchants mercantilistes des grosses productions américaines.

On attend quand même de voir ce que cela peut donner si jamais ces produits seront en vente dans les grands magasins du Boulevard Haussmann (il est permis de rêver). Qui sait? Peut-être que la magie Saawariya opérera aussi dans les rayons et que nous finirons par succomber!

jeudi 11 octobre 2007

Sonam Kapoor courtisée par l’industrie cosmétique

Sonam Kapoor a effectuée sa première apparition de star en dehors des opérations de promotion propres à la sortie prochaine du film Saawariya. La jeune fille était en effet récemment l’invitée d’honneur d’une soirée de lancement pour une marque internationale de cosmétiques.

Elle a littéralement charmée le public présent par son élégance. Elle était vêtue d’un salwaar de soie rouge brodé d’or. A cette occasion, Sonam a invitée son auditoire à faire bon accueil à son film. « Venez voir Saawariya, et venez nous encourager, Ranbir et moi. C’est notre premier film ensemble. »


Elle poursuivit en rappellant: « Si je suis ici aujourd’hui, je le dois à mes parents et c’est aussi grâce à Sanjay Leela Bhansali qui m’a jugée digne de jouer dans son film. Tout ce que je souhaite, c’est qu’ils soient à présent fiers de moi. »

Sonam a saisi l’opportunité du lancement de produits de beauté pour plaisanter sur la pilosité légendaire de son père, Anil Kapoor: « Vous auriez vus mon père! Il est tellement velu. Ce produit doit lui convenir à merveille. » [Ceux qui n’ont vus cet acteur que dans Musafir, ne peuvent pas imaginer à quel point il est velu. Dans le film Rajkumar, Naseeruddin Shah lui demande même s’il n’est pas un ours]. Un humour poilant, comme on dit!

mercredi 10 octobre 2007

Sonam Kapoor vue par Sanjay Leela Bhansali

« Sonam est naturelle. Au risque de paraître présomptueux, elle est la jeune Rekha avec laquelle j’ai toujours rêvé de travailler. Elle a bon cœur et possède une certaine insouciance. Elle manie l’écriture, la peinture, l’art floral; elle a de la magie dans ses mains. Selon la légende, lorsqu’elle était toute petite, elle s’était plaint à Rekha que tout le monde disait d’elle qu’elle avait la peau brune. Alors, Rekha est allée chez elle et lui a dit: « Tu es mon bébé ». Depuis ce jour, elle est toujours restée la préférée de Rekha. »

« Sonam est intègre, j’adore cette qualité en elle. Elle dit ce qu’elle pense sans détours. Même quant elle sera une star, je sais qu’elle gardera le contact avec moi. »



« J’ai gâté ces enfants [Ranbir Kapoor et Sonam Kapoor] pour la vie. Ils m’ont gâtés en retour. Je ne sais pas comment nous allons travailler séparément, sans être ensemble dorénavant. Ma relation avec Sonam et Ranbir fut semblable à celle vécue par Amitabh et Rani Mukherjee dans Black. Je suis asséché maintenant. Tout ce que je pouvais donner, je l’ai donné à ces jeunes gens. »

« Ce qui les distingue, c’est la culture et leur éducation. Ranbir et Sonam sont issus de très belles lignées. Leur parents me les ont confiés sans faire aucune ingérence. J’ai dû inviter Neetu à venir visionner les clips de Ranbir. Sunita, la mère de Sonam, était sur le tournage parce qu’une fille a naturellement besoin d’être chaperonnée. Mais elle ne s’est jamais immiscée dans mon travail de metteur en scène. Je suis simplement très reconnaissant envers eux pour m’avoir fait confiance. »

« Je ne le dis nullement de façon perverse, mais il s’avère que tous les acteurs doivent passer par un certain sentiment d’humiliation pour vraiment comprendre d’où ils viennent, pour s’imprégner du sous-texte - [c’est-à-dire de l’implicite] , pour s’apprécier eux-mêmes en tant qu’acteurs. Je ne cherche pas à donner une image romantique de tout cela en disant que l’on doit être giflé par son metteur en scène pour comprendre l’art dramatique. Mais il est indispensable de marcher dans la boue pour pouvoir respirer le parfum des roses. Je pense que je ne pourrais jamais couper le cordon ombilical avec Sonam ou Ranbir. J’ai rencontré Sonam quant elle avait 17 ans, elle a 21 ans aujourd’hui et paraît tout à coup être devenue adulte. »

« Je peux dire avec fierté qu’ils n’auraient jamais pu avoir un si beau film de lancement pour leurs carrières. De même, je n’aurais jamais pu avoir de meilleurs débutants pour mon film. »